Comment réagir face aux colères et frustrations de nos enfants (2ème partie).

Nous avons vu dernièrement qu’avant de tenter d’apaiser nos enfants, il était tout d’abord primordial de nous apaiser nous, parents, accompagnateurs, éducateurs… A la fin de cet article, je vous parlerai d’une technique de libération émotionnelle, l’EFT, qui vous sera d’une aide inestimable pour travailler sur vos émotions, seul(e, s) ou avec vos petits.

Revenons-en pour l’instant aux colères des enfants… Car, sachez que derrière une colère, il y a toujours un besoin. Essayer donc de prendre quelques secondes afin de vous demander: « mon petit bonhomme essaye de me dire quelque chose, quels sont ses besoin à l’instant T? »

 

En effet, selon Mélanie Bilodeau, psychoéducatrice, conférencière et auteure spécialiste en périnatalité et petite enfance,  voici les principaux besoins à explorer:

 


Le réservoir affectif de l’enfant. Est-il suffisamment rempli? Pour remplir ce réservoir affectif, 15 min de temps de qualité, le soir après le travail sera suffisant. Quand le réservoir affectif est bien plein, l’enfant acceptera qu’on ne lui accorde que quelques minutes par la suite.

 

Dans un second temps, explorez le réservoir physiologique de votre enfant… En fin de journée, après une journée passée à la crèche ou à l’école, il est fort probable que l’enfant soit fatigué. Dans ce cas, peut-être aura t’il besoin d’un petit moment de câlin, assis sur le canapé, dans les bras d’un de ses parents, pour recharger ses batteries et ainsi éviter une colère due à la fatigue.

Il se peut également qu’il ait faim ou soif, dans ce cas, n’hésitez pas à lui donner un petit en-cas en attendant le repas. Ainsi, votre enfant comblera, non-seulement l’un de ses besoins mais, de plus, il se sentira entendu & compris.


La 3ème chose à considérer est le besoin de stimulation. Faire, ce qu’appelle Mélanie Bilodeau, « la nouille sympathique »… en poussant l’imaginaire de l’enfant, lui poser des questions sur sa journée, sur son livre préféré, faire un dessin avec lui, ou encore pour les plus petits où se trouve son nez, son front, son menton, etc… Bref, toutes petites astuces pour lui permettre de développer sa réflexion et le maintenir occupé afin qu’il soit le moins possible dans l’émotionnel.  Bien sûr, ça demande beaucoup d’énergie et de créativité aux parents mais ne vaut-il mieux pas dépenser le peu d’énergie de fin de journée à discuter et rire avec notre enfants plutôt qu’à gérer une colère?

Parfois, l’enfant explose quand même et là, il faut juste accepter qu’il ait besoin de faire une colère et se dire, « ok, 15 minutes de crise, ça ira mieux après. »

En effet, il arrive fréquemment que l’enfant soit submergé par des orages émotionnels et en raison du manque de maturité de son néocortex, il n’a pas la capacité de se raisonner. C’est pourquoi, il peut se rouler par terre, taper des pieds, gestes qui peuvent paraître violents mais qui sont totalement involontaires, des cris, des pleurs qui sont juste synonymes d’une très grosse colère, d’un profond chagrin ou d’une immense panique qui le font énormément souffrir.


De nombreuses études démontrent que les réactions punitives ou colériques telles que la mise au coin ou encore « arrête de pleurer, tu es méchant, infernal », humilient l’enfant et génèrent encore plus de frustration. Heureux d’apprendre à l’école. Dr Catherine GUEGUEN.


A ce moment là, votre enfant a juste besoin d’empathie, de se sentir écouté et compris.

L’adulte l’apaisera donc avec une voix calme et bienveillante, des gestes tendres.

Ce genre d’attitude amènera l’organisme à bloquer la sécrétion de cortisol pour générer la production de l’ocytocine (hormone de l’apaisement, de l’amour & du bien-être), et c’est l’ocytocine qui nous permet d’être empathique, de favoriser la coopération et de diminuer l’agressivité.


Alors, je fais quoi quand mon enfant hurle?

La technique du câlin progressif pour générer de l’ocytocine

La technique du câlin progressif va permettre de désamorcer la crise, permettre à l’organisme de l’enfant de sécréter de l’ocytocine et cette technique va également vous permettre de faire comprendre à votre petit bout que vous le comprenez puisque vous allez nommer son émotion.

L’enfant hurle, on lui nomme l’émotion qu’il vit sur le moment:

« Syana, ma chérie, je sais que tu es vraiment très en colère, tu veux un câlin? ».

A ce moment là, elle dit « NON » et hurle de plus belle!

Vous vous asseyez donc le plus prêt possible que l’enfant puisse accepter, même si c’est à l’autre bout de la pièce, et on attend. N’oubliez pas qu’avant tout, vous vous êtes vous même apaisé (1ère partie).

Au bout d’une minute, on recommence « Syana, ma puce, tu es vraiment très en colère, tu veux un câlin? ».

Encore un « NON » mais vous pouvez progressivement commencer à vous rapprochez… Et à chaque minute, on recommence, jusqu’à ce que l’enfant accepte le câlin.

Les 1ères fois, ça peut durer 30 minutes. Cela demande donc beaucoup de patience et d’amour mais ça fonctionne réellement! 


S’apaiser avant de calmer son enfant: EFT, technique de libération émotionnelle.

 

Point de méridien de la main.

Commencer par 3 phrase d’appel en tapotant doucement le point karaté: 

 » Même si j’en ai vraiment marre de ses crises de colère, je suis un(e) super maman/papa/ éducateurs…. et  je fais de mon mieux » x 3.

Puis, vous tapotez quelques secondes sur les points ci-dessous en disant une petite phrase sur chaque point comme par exemple: « je suis en colère » puis point suivant  » j’ai l’impression que je vais exploser », ensuite « j’ai juste envie de le/la claquer au lit »,  » je me sens tellement en colère », « je ressens toute cette colère dans mon ventre/ma tête… ».

Une fois que vous avez fini avec les 9 points de la tête et du buste, vous terminerez par les points des doigts, à savoir, coin de l’ongle du pouce, de l’index, du majeur, de l’auriculaire, vous reviendrez sur le point karaté et finirez par le point de gamme que vous pouvez localiser sur le schéma de la main ci-dessus.

Après avoir tapoté les 15 petits points tête/ buste/mains, vous vous sentirez déjà plus apaisé. Si vous avez quelques minutes supplémentaires, n’hésitez pas à refaire une petite ronde de tapotement en recommençant sur le haut de la tête.

Pensez à boire un verre d’eau à ce moment là afin de permettre à l’énergie de mieux circuler.

Contre-indication: ne pas faire en cas de fièvre.

Petit Bonus. A regarder sans modération.

 

La posture de WAYNE COOK

La posture de WAYNE COOK

Cette technique peut vous aider à vous concentrer plus efficacement, penser plus clairement, apprendre avec plus de facilité ou encore démêler le « chaos intérieur » lorsque nous nous sentons accablés, confus ou en colère à propos d’une situation.
Cette technique expulsera également les hormone du stress de votre corps.
En outre, « Wayne Cook a démontré l’efficacité de cette technique dans le traitement de la dyslexie et du bégaiement.
L’approche relie les circuits énergétiques de manière à permettre une circulation fluide à travers le corps (…). Elle peut également servir dans le cas de plusieurs problèmes psychologiques, y compris la confusion, l’obsession, la compulsion, la désorganisation, la dépression et la colère excessive.
La posture de Wayne Cook renforce l’intégrité de l’énergie du corps, le rendant moins vulnérable aux influences extérieures telles que la pollution & les énergies toxiques de l’environnement » – Médecine Energétique – Donna EDEN et David FEINSTEIN.

Méthode

Pour effectuer la posture de Wayne Cook, asseyez vous sur une chaise, le dos droit :

1- Placez le pied droit sur le genou gauche. Placez la main gauche autour de la cheville droite et la main droite autour de la plante du pied droit. Inspirez lentement par le nez et expirez par la bouche. Répétez 4ou 5 fois.

2- Passez ensuite à l’autre pied. Placez le pied gauche sur le genou droit. Placez la main droite autour de la cheville gauche et la main gauche autour de la plante du pied gauche. Respirez profondément 4 ou 5 fois.

3- Décroisez les jambes et placez ensemble les bouts des doigts en formant une pyramide. Posez les pouces sur le « 3ème œil », entre les 2 sourcils, juste au dessus de l’arcade du nez. Inspirez lentement par le nez et expirez par la bouche 4 ou 5 fois.
Enfin, séparez lentement les pouces sur le front en étirant la peau. Puis laisser simplement les mains retomber sur les cuisses. ( + photos de la posture).
Cette posture est nommée en l’honneur de Wayne COOK, pionnier dans la recherche sur les champs de force bioénergétiques. C’est lui qui a inventé cette posture.
Elle a été par la suite modifiée par Donna EDEN, qui est l’une des pionnières les plus efficaces dans le domaine de la médecine énergétique.